Ce qu’il faut savoir avant de créer sa micro-entreprise

Auto-entrepreneuse

Dans cet article, nous verrons tout ce qu’il faut savoir pour créer sa micro-entreprise, aujourd’hui. La crise du COVID a considérablement fait augmenter le nombre de créations de micro-entreprises : on parle d’un record de plus de 995 000 micro-entreprises créées en France entre la fin du premier confinement et mai 2021. Si ces nouvelles immatriculations ont été motivées par un contexte exceptionnel, elles l’ont également été par les avantages de créer sa micro-entreprise. Les femmes entrepreneures commencent souvent modestement lorsqu’elles se lancent dans leur activité indépendante. Si certaines parviennent à transformer rapidement leur projet en une entreprise de grande envergure, beaucoup d’entre elles commencent d’abord par créer leur micro-entreprise. Bien que de taille modeste, ces micro-entreprises ont un impact important, puisqu’elles représentent 64 % de toutes les créations d’entreprises enregistrées par l’INSEE de 2015 à 2019. Voyons ce qu’est une micro-entreprise et ce qu’il faut savoir pour en créer une à succès aujourd’hui.

Qu’est-ce qu’une micro-entreprise ?

En France, le terme de « micro-entreprise » désigne les entreprises enregistrées sous le régime simplifié de l’auto-entrepreneur ou de l’entreprise individuelle (EI). Ainsi, elle ne repose que sur une seule.

Ce régime créé en 2009 bénéficie de procédures simplifiées tant en matière de création que d’obligations sociales et fiscales. Créer une micro-entreprise est particulièrement adapté si vous commencez à entreprendre. Ce statut est à privilégier auprès :

  • des jeunes infopreneurs,
  • des entrepreneurs indépendants débutants
  • et de nombreuses activités individuelles exercées à domicile, comme le métier d’assistante virtuelle.

Depuis sa création, la micro-entreprise a permis de démocratiser le travail indépendant et le freelancing en rendant accessible un statut d’entreprise qui peut s’adapter à un très large spectre de besoins et de profils professionnels.

Un créateur de micro-entreprise peut exercer à titre principal ou complémentaire,une profession indépendante tout en étant par ailleurs étudiant, salarié, retraité ou même demandeur d’emploi. Dans ce dernier cas, ou s’il remplit d’autres conditions que vous retrouverez plus bas, il peut être éligible à une exonération des cotisations dans le cadre du programme d’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise nommé l’Acre (anciennement Accre).

Qui sont les créateurs de micro-entreprises ?

Tous les ans, ce sont près de 200 000 auto-entrepreneuses et auto-entrepreneurs qui se lancent dans l’auto-entrepreneuriat.

Le régime de la micro-entreprise prend en compte 3 grandes catégories de métiers :

  1. les professions libérales
  2. les professions commerciales,
  3. et les professions artisanales.

Attention toutefois, car certaines catégories de professions ne peuvent pas adhérer régime de la micro-entreprise. C’est notamment le cas des professions agricoles, médicales ou artistiques.

Voici quelques exemples métiers et de secteurs d’activité où l’on retrouve beaucoup de micro-entreprises :

  • les transporteurs et livreurs indépendants,
  • les indépendants exerçants dans le domaine de l’immobilier,
  • les formateurs et infopreneurs indépendants dans le domaine du digital, de la finance ou du bien-être,
  • les conseillers, coach et consultants qui proposent leurs services aux professionnels ou aux particuliers,
  • les assistantes virtuelles,
  • etc.

Quelles protections sociales pour les auto-entrepreneurs ?

Les micro-entrepreneurs bénéficient d’une protection sociale complète, en dehors des aides relatives au chômage pour lesquelles ils ne cotisent pas. Ainsi, ils cotisent :

  • à la retraite,
  • à la formation professionnelle (CPF),
  • au régime général de la Sécurité Sociale.

En cas de maladie, les auto-entrepreneurs peuvent percevoir des indemnités journalières.
 

workbook site web

 

Les avantages de la micro-entreprise

Le statut de micro-entrepreneur profite de nombreux avantages. L’un d’entre eux est sa simplicité de gestion. Si la gestion de la comptabilité est quelque chose que vous redoutez particulièrement, le régime micro-fiscal et micro-social de l’auto-entrepreneur vous permettront d’alléger vos démarches en réalisant vos déclarations au même endroit, sur le site de l’URSSAF www.auto entrepreneur.urssaf.fr où le calcul de vos charges sociales sera automatiquement calculé en fonction de votre chiffre d’affaires.

De même, les auto-entrepreneurs sont exonérés de la déclaration et du paiement de la TVA jusqu’à un certain chiffre d’affaires. Ils doivent d’ailleurs mentionner sur leur facture la mention “TVA non-applicable, art. 293 B du CGI”, comme nous l’expliquons dans notre article dédié aux factures d’auto-entrepreneurs.

Depuis le 1er janvier 2020, les créateurs d’une micro-entreprise qui répondent aux conditions d’éligibilité de l’Acre peuvent bénéficier d’une réduction de 50 % de leurs charges sociales pendant la première année d’activité.

Selon le site du Service Public, cette aide s’applique aux créateurs de micro-entreprise se trouvant dans les cas suivants :

  • si vous êtes un demandeur d’emploi indemnisé
  • si vous êtes un demandeur d’emploi non-indemnisé inscrit à Pôle emploi depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois,
  • en tant que bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS),
  • si vous avez plus de 18 ans et moins de 26 ans,
  • si vous avez moins de 30 ans et que vous êtes reconnu handicapé,
  • si vous détenez un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape),
  • en tant que repreneur d’une entreprise implantée au sein d’un quartier prioritaire de la ville (QPV),
  • en tant que bénéficiaire de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE),
  • si vous êtes un travailleur indépendant relevant du régime micro-social ou ne relevant pas de ce dispositif.

Les dernières évolutions du statut de micro-entrepreneur

Si les auto-entrepreneurs bénéficient déjà de l’accès aux congés maternité (de 56 à 112 jours) et paternité (initialement de 11 jours), depuis le 1er juillet 2021, les jeunes pères disposent désormais de 25 jours pour accueillir leur nouveau-né.

D’autre part, une évolution des droits des micro-entrepreneurs est aussi en cours concernant le chômage. Si les créateurs de micro-entreprise bénéficient déjà du cumul de leurs Aides au Retour à l’Emploi (ARE), ils n’avaient accès jusque-là à aucune aide en cas d’arrêt de leur activité. Bien que nous ne puissions pas encore parler à proprement dit d’aides au chômage, la loi “Avenir Professionnel” peut indemniser les micro-entrepreneurs ayant cessé leur activité jusqu’à 800 € / mois selon certaines conditions.

Quand faire évoluer son micro-entreprise vers un autre statut ?

Pour continuer à bénéficier du régime de la micro-entreprise, l’auto-entrepreneur doit rester en dessous d’un certain niveau de chiffre d’affaires. Ce plafond est différent selon la catégorie de métier dans laquelle il exerce :

  • Le chiffre d’affaires annuel des auto-entrepreneurs appartenant à la catégorie des artisans et des libéraux doit rester inférieur à 72 600 €,
  • et le CA annuel des micro-entrepreneurs commerçants ne doit pas dépasser les 176 200 €

Cependant, le dépassement de son plafond de chiffre d’affaires n’est pas l’unique raison pour qu’une micro-entreprise évolue vers un autre statut. En effet, vous pouvez choisir de quitter le régime simplifié de l’auto-entrepreneuriat si vos charges sont importantes ou si vous souhaitez embaucher par exemple.

 

 

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